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LA CONFIANCE EN SOI

(extrait du livre à paru en mars 2016) - Editions du Puits Fleuri

Qu'est-ce que la confiance en soi ? Sur quoi repose-t-elle ?

Peut- on la développer à l'âge adulte ou est-ce qu’elle ne s'acquiert que pendant l'enfance ?

Est-elle une qualité innée, l'aboutissement d'une enfance heureuse ou un résultat que nous pouvons obtenir par nos propres efforts ?

 

Définition de la confiance en soi :

Avoir confiance en soi c’est avant tout se connaître, c’est croire en son potentiel et en ses capacités

C’est le sentiment de sécurité d’une personne qui se fie à quelqu’un, à quelque chose.

« La confiance en soi naît de la représentation que l’individu a de lui-même par rapport à sa capacité d’accomplir la tâche. C’est une notion reliée à l’estime de soi, laquelle résulte du concept de soi. Être assuré de ses possibilités. (Larousse, 2000)

 

Les facteurs de développement de la confiance en soi

La confiance en soi est un des processus qui participent à l’affirmation de soi. Elle s’acquiert dès le plus jeune âge et son développement varie selon chaque individu.

Les grandes étapes de la vie : enfance, adolescence et maturité permettent de traverser des épreuves où la confiance en soi va se construire avec plus ou moins de facilité.

Ainsi, la famille, la vie scolaire, puis le milieu professionnel influencent l’évolution de la confiance en soi.

 

LA FAMILLE

La famille fait vivre à l’enfant ses premières expériences et détermine l’évolution de la confiance en lui. Des parents trop protecteurs ne laisseront pas assez de place aux expériences de l’enfant et si ses échecs sont stigmatisés, il n’en tirera pas les enseignements formateurs pour renforcer sa « confiance en soi ».

Exemple : un jeune enfant qui saisit une bouteille en verre pour la poser sur une table et qui voit sa mère se précipiter vers lui pour saisir la bouteille, le regard paniqué par la perspective d’une chute, enregistrera que son geste est incertain alors que lorsqu’il s’est emparé de la bouteille, il avait parfaitement confiance en lui et se sentait capable de pouvoir la poser sur la table.

Ce sont des multitudes de situations de ce type qui freinent le développement de la confiance. La bonne attitude de la mère aurait été de se rapprocher calmement de son enfant, en le surveillant du regard, prête à intervenir, mais en lui laissant l’initiative de poursuivre son geste.

 

LA SCOLARITE

L’école à travers ses différents établissements exerce également une grande influence sur le développement de la confiance. Trop de compétitivité place certains jeunes dans des situations d’échecs dont ils ne peuvent tirer d’enseignement. Un système scolaire trop centré sur la sanction de l’échec bloque toute évolution de la confiance. Celle-ci ne peut s’accroître que sur l’analyse positive des expériences. Il est nécessaire de dépasser la dualité échec/réussite pour extraire l’enseignement utile au développement de la confiance en soi. « Il n’y a ni échecs ni réussite, il n’y a que des expériences ».

L’être humain apprend plus de ses échecs que de ses réussites. La confiance en soi se traduit par la phrase : « Je suis capable de ... ».

Les enseignants confrontés à un élève qui échoue dans un exercice, doivent insister sur ce qui a été bien réalisé et mettre en évidence les concepts intégrés en montrant ce qu’il faut développer pour réussir : réfléchir autrement, se donner du temps pour comprendre la problématique avant de se lancer trop rapidement dans l’action.

 

LA VIE PROFESSIONNELLE

Les relations professionnelles, hiérarchiques ou non, ont aussi un effet sur l’évolution de votre confiance en vous. Un mauvais management, directif et sans délégation, ne permettra pas au personnel de s’épanouir et de prendre des initiatives.

Les échecs mal exploités réduisent la confiance en soi et freinent la prise d’initiative. L’individu se considère comme ne possédant pas assez de capacités pour entreprendre de nouvelles actions et il n’agit plus. Or c’est dans l’action que se développe la confiance en soi.

Devant des situations nouvelles, il est normal de constater un manque de confiance mais si l’individu a entretenu une dynamique par l’analyse positive de ses expériences, il entreprendra et se donnera ainsi une chance de réussite. Qui n’a pas, un jour, posé du papier peint ? La première expérience fut souvent décevante, mais les enseignements tirés ont permis de mieux réussir la fois suivante.

De même que nous avons une représentation psychique de notre corps (le schéma corporel), chaque être se constitue une représentation de ses capacités à partir de l’analyse de ses actions. Cette représentation permet à chacun de s’engager dans les actions de la vie en espérant que ces actions réussissent.

 

FLUCTUATIONS

Cette représentation de nos capacités et de nos faiblesses, est variable selon les étapes de la  vie et les domaines d’activités. Un professionnel lucide de ses compétences disposera d’une représentation de ses capacités (la confiance en soi) qui lui permettra d’entreprendre et d’atteindre des objectifs. En revanche, la même personne peut ne pas être suffisamment lucide dans un autre domaine (exemple : connaissance de soi défaillante) et manifester d’importantes hésitations à entreprendre une action. La méconnaissance de soi peut vous faire ignorer un talent caché ou une véritable attirance pour une activité.

Par exemple, un chercheur scientifique maîtrisera parfaitement son secteur d’étude, mais ne

Ces faiblesses de confiance en soi sont souvent le fruit d’expériences complexes vécues à un moment de l’existence et qui ont bloqué l’évolution et la mise à jour du mécanisme de confiance.

De surcroît, la progression n’est pas irréversible. Selon les phases de la vie, la confiance en soi peut régresser. Cela peut être du à :

-        - une perte d’expérience (manque d’entraînement)

-        - une diminution du savoir (mémoire défaillante)

-        - une expérience malheureuse et traumatisante (échec mal analysé)

-       etc.

Cette peur de ne pas réussir est souvent transmise par l’éducation et la compétitivité qui dominent, exemple : dans votre vie professionnelle, une mission que vous étiez prêt(e) à accomplir est confiée au dernier moment à l’un de vos collègues. Vous vous sentez jugé, évalué et vivez cet événement comme la preuve que vous n’êtes pas capable de l’assumer.

Cependant, ce sont les expériences, quelque soit leur résultat, qui entretiennent et font évoluer la confiance en soi. Oser entreprendre et prendre des initiatives est une façon de continuellement apprendre ... et apprendre, évite de vieillir !

 

LE RÔLE DU CORPS

La fluidité générale, du corps comme de l’esprit, s’entretient et permet de maintenir la confiance en soi.

C’est pour cela que nous disons que la base de l’ensemble de ces processus est « la connaissance de soi », et nous insistons sur l’interdépendance des trois processus : connaissance de soi, confiance en soi, estime de soi pour enfin aboutir à l’affirmation de soi.

Développer la confiance en soi s’appuie sur la connaissance de ses ressources et de ses capacités. Trop souvent, vous voilez vos talents par peur et vous n’osez pas. Vous êtes un humain et vous possédez un immense potentiel. Acceptez de faire l’expérience sans attendre un résultat précis mais simplement pour vivre et vous enrichir d’une expérience et surtout ... terminez par une évaluation positive.

Rappelez-vous que ce qui vous manque pour avoir confiance en vous, c’est une conscience de vos réelles ressources et de la lucidité sur vous-même. Faire quelque chose de nouveau c’est accepter de ne pas savoir, alors gardez assez de curiosité pour essayer.

Prendre conscience de ses capacités :

Tous les jours vous prenez des décisions, vous choisissez vos vêtements, vos repas, vous vous déplacez. Vous êtes capable de conduire un vélo ou une voiture. Rappelez vous lorsque vous avez appris à pédaler, il ne vous était pas facile de trouver l’équilibre … ou d’apprendre la conduite, (prise de tête pour « démarrer sans caler le moteur ») … et aujourd’hui vous exécutez ces actes sans même y penser. Vous savez prendre le train, le bus, l’avion sans crainte. Vous avez réussi un examen ou un devoir ... ou une recette culinaire , etc.

La confiance en soi se construit déjà dans les petites actions du quotidien.