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LA SOPHROLOGIE A LE VENT EN POUPE (ARCHIVE)

Paru dans l'Union du 21 décembre 2013

REIMS (51). La sophrologie aide à lutter contre la fatigue physique et psychique. À Reims, Alain Chevalier-Beaumel œuvre pour la promotion de cette méthode accessible à tous.

Étudiants stressés en période d’examens, salariés surchargés ou angoissés par l’avenir, les adeptes de la sophrologie sont de plus en plus nombreux. Cette méthode psychocorporelle, qui associe respiration, décontraction musculaire et visualisations positives, est devenue en dix ans presque aussi populaire que le yoga. Elle s’apparente à un outil de développement personnel et peut devenir, chez les plus assidus, un véritable art de vivre.

 «  Il faut réglementer la profession »

 Devant cet engouement, le Rémois Alain Chevalier-Beaumel vient de publier L’essentiel de la sophrologie à travers 20 questions. Coécrit avec Marie-Claire Bouthors, et publié aux Éditions du Puits Fleuri, ce petit guide vulgarise une méthode qui aide notamment à mieux vivre l’instant présent et à ne plus se laisser submerger par ses émotions. Alain Chevalier-Beaumel sait de quoi il parle. « Ancien consultant en entreprise, j’ai découvert la sophrologie à la fin des années 1980, lors d’une conférence à Paris. J’ai été séduit par cette idée d’appréhender l’être humain dans sa globalité et de ne pas séparer le corps et l’esprit », explique-t-il.

Cet auteur de très nombreux ouvrages, sur le bien-être ou la gestion du stress, a suivi une formation de sophrologue et perfectionné sa pratique. Devant la multiplication des pseudo-sophrologues, il a eu envie de « faire le ménage pour éradiquer les charlatans » et réglementer la profession. Après avoir tenu dix ans un cabinet, il a créé rue Rogier l’École de sophrologie du Nord-Est (ESNE), qui dépend de la Fédération des écoles professionnelles en sophrologie.

 « La sophrologie est un métier du XXIe siècle », assure-t-il. Car avec la crise, de plus en plus de personnes veulent redonner du sens à leur vie et développer de nouvelles ressources. « Je reçois beaucoup de clients au bord du burn-out, qui ont trop de pression au travail et dont les smartphones devenus obligatoires empêchent de se poser même les jours de repos. Il faut savoir dire stop », confirme Cendrine Deroche, une ancienne stagiaire de l’école rémoise de sophrologie. Reste que la sophrologie n’est pas encore entrée dans les mœurs et que le monde de l’entreprise ne semble pas encore prêt à en tirer profit. Une maison de champagne, qui fait appel à un sophrologue pour ses salariés, refuse catégoriquement d’en parler. Dommage.

Valérie COULET